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Communiqué

Le 16 juin 2016, par voie d’huissier, le chef d’agence de l’Echo Dordogne, Ewen Cousin, et son directeur de publication Olivier Mouveroux, ont reçu deux citations directes devant le tribunal correctionnel de Périgueux pour l’audience du 20 juillet, à la demande de deux agents de la préfecture de la Dordogne pour « diffamation publique envers un fonctionnaire public »...

Cette poursuite fait référence à un article paru dans l’Echo Dordogne le 17 mars 2016 rendant compte d’une conférence de presse du collectif RESF 24 qui relatait l’arrestation en préfecture d’un étranger malade et qui dénonçait le traitement des demandes de régularisation du statut d’étranger malade par cette même préfecture. Des faits également relayés par d’autres médias périgourdins.

Contactée avant la parution de l’article, la préfecture n’avait pas souhaité faire de commentaire, précisant que les propos tenus par RESF 24 « n’engagent qu’eux ». De plus, aucun fonctionnaire de la préfecture n’a réagi suite à la parution de l’article pour demander un rectificatif ou un droit de réponse.

D’où la surprise de constater trois mois après les faits, à la veille du délai de prescription, cette procédure qui attaque l’Echo Dordogne et son journaliste, et non pas le collectif RESF 24 qui a tenu les propos incriminés. D’autant que les deux citations à comparaître sont accompagnées de témoignages des collègues des deux cadres qui affirment avoir reconnu ces agents de la préfecture à la lecture de l’article, alors qu’ils ne sont pas cités. L’un des témoignages émane même d’un agent avec lequel la presse a des rapports professionnels réguliers.

Cette procédure à l’encontre du journaliste de l’Echo Dordogne, par ailleurs président du Club de la Presse du Périgord, intervient dans un cadre de relations de plus en plus compliquées entre la presse et la préfecture pour obtenir des informations que les citoyens sont en droit d’attendre, et alors même que le journaliste désigné a fait son travail de débat contradictoire dans le cadre strict de déontologie professionnelle.

Le bureau du Club de la Presse du Périgord dénonce des poursuites qui peuvent s’apparenter à des pressions sur un journal qui revendique sa liberté de ton et qui rencontre actuellement d’importantes difficultés financières.

Les membres du bureau,
au nom du Club de la Presse du Périgord,
solidaire de son président.